Petit matin
Je te reconnaîtrai aux algues de la mer
au sel de tes cheveux, aux herbes de tes mains
Je te reconnîtrai au profonds des paupières
Je fermerai mes yeux, tu me prendras mes mains
Je te reconnaîtrai quand tu viendras pieds nus
Sur le sentier brûlant d'odeur et de soleil
Les cheveux ruisselants sur tes épaules nues
Et les seins ombragés des palmes du sommeil
Je laisserai alors s'envoler les oiseaux
Les oiseaux longs courriers qui traversent les mers
Les étoiles aux vents courberont leurs fuseaux
Les oiseaux trés pressés fuiront dans le ciel clair.


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